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4 juillet 2010

5ème tuerie à Paris

5ème tuerie à Paris5ème tuerie à Paris

Réveil vers 7h30 ce 24 juin 2010 pour prendre le TGV en direction de la Gare de Lyon à Paris. Dans le train on boira un verre d’un vin légèrement bouchonné et presque imbuvable… Merci Patrick !

Une fois notre train et Corinne arrivés, on se dirige au Duc de Richelieu, un bistrot très sympa à 5 minutes de la Gare.

Nuits St Georges 1er cru 2007 du Domaine Prieuré-Roch. Nez de groseille et de rhubarbe. Bouche fraiche, tendue avec un peu de verdeur au final. Côté arômes, il y a du bonbon anglais, de la cerise acidulée et de la rhubarbe. Bonne bouteille

Nuits St Georges 1er cru 2007 du Domaine Prieuré-Roch

2 bouteilles de Vosne-Romanée Clos Goillotte 2007 du Domaine Prieuré-Roch. Nez relativement neutre avec du bois de rose et de la citronnelle. Bouche magnifique, tendue avec une belle acidité. Il y aussi un bel équilibre pour ce vin aérien, soyeux et facile à boire . Arômes de griotte, de groseille et de menthe poivrée. Très bon

Vosne-Romanée Clos Goillotte 2007 du Domaine Prieuré-Roch

On en profite pour faire une petite photo de groupe avant notre départ

les tueurs au Duc de Richelieu

On arrive chez Corinne après quelques courses d’ailleurs assez mémorable… Benoît et Fabrizio sont là aussi pour commencer notre petit week-end parisien. Les personnes présentes sont Corinne, Jean-Michel, Benoît, Fabrizio, Patrick, Philippe, Laurent et Carmen. Serge, un ami à Corinne ainsi que ses parents passeront durant le week-end aussi un petit moment avec nous.

Crémant de Bourgogne Brut d’Amelin. Nez très frais et minéral. Bouche tendue, fraîche et sur la pomme verte. Très bon

Crémant de Bourgogne Brut d'Amelin

Champagne millésime 2000 de Bernard Brémont. Nez discret. Bouche perlante puis vineuse. Il est trop déstructuré, trop alcooleux et trop travaillé.

Champagne millésime 2000 de Bernard Brémont

On se retrouve dans la pizzeria du coin avec des pizzas géantes. On décide de boire quelques bouteilles, mais vu que les verres ne sont pas d’une taille acceptable… on commencera avec des bouteilles moins prestigieuses, mais néanmoins intéressantes.

la pizza géante

Meursault cuvée Charles Maxime 2007 du Domaine Latour-Giraud. Nez très pur, d’agrumes et de citron. En bouche nous avons une belle tension, un coup de fusil, du minéral et une superbe pureté. Un très beau vin qui a pour information 7 lieux dits.

La Combe d’Eve d’Emmanuel Giboulot. Nez lacté, d’ail d’ours et de truffe blanche. La bouche est elle aussi lactique, beurrée, grasse et briquée. Un peu déçu, car j’avais un souvenir plus grand lors d’une précédente dégustation.

Trousseau Le Ginglet 2008 de Philippe Bornard. Nez de fromage, lactique ainsi que de la groseille et de la cerise sauvage. La bouche est légère et fruitée. Un peu trop de verdeur aussi. Il n’est qu’un bébé est cela se ressent, un vin à garder encore quelques années.

La Combe d'Eve d'Emmanuel GiboulotTrousseau Le Ginglet 2008 de Philippe Bornard

 

 

 

 

 

 

 

 

Patrimonio 2007 d’Antoine Arena. Nez sur les tannins, pas de nez de fruits. Un vin qui a reçu un pet avec le bouchon. De toute façon, je ne suis pas fan de ce genre de vin qui donne l’impression de boire un champagne cassis 🙂 Bof

Symington Family Estates Altano red 2008 (Douro). Nez de prune et de betterave. On y trouve aussi un côté terreux. La bouche est dense avec beaucoup de matière. Il est sur la retenue. Beaucoup trop jeune. A garder.

Patrimonio 2007 d'Antoine ArenaSymington Family Estates Altano red 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

Garrafeira vinho Tinto Colheita 1974 Cave Solar das Francesas. Nez de paprika et de peppermint avec pour certains un côté liégeux. En bouche c’est mort…

Garrafeira Colheita 1974 Cave Solar das Francesas

Nous sommes de retour à la maison et on commence notre marathon. Il faut dire qu’il va durer pour certains jusqu’à 18h le lendemain… Ce qui fera plus ou moins 24h sans dormir. On en profitera pour manger, boire, fumer des cigares et refaire le monde et plus particulièrement celui du vin 🙂

On commence d’ailleurs les hostilités avec une bombe…

Bourgogne rouge Réserve du château 1969 du Domaine Blondeau-Danne. Une bouteille qui provient de la cave du grand-père de Benoit. Achat de l’époque et la bouteille n’a jamais bougée depuis lors…. Nez terreux et une complexité aromatique assez exceptionnelle: confiture de fraise, rhubarbe, moka, fève de cacao et caramel. La bouche est d’une jeunesse remarquable, tout en finesse avec une superbe acidité. C’est long avec des arômes de framboise et de fraise des bois. Superbe ! La bouteille du week-end à l’unanimité…

Bourgogne rouge Réserve du château 1969 du Domaine Blondeau-Danne

1ère bouteille de Barbaresco Gaja 1966. Nez pur et minéral. On part sur la pierre chaude, le charbon, la mine de crayon et aussi la réglisse. Côté fruité, il y a de la fraise et de l’orange sanguine. La bouche part sur la peau de banane et le piment d’Espelette. Il est séchard, légèrement sur l’oxydatif, très tannique et dur. C’est certes court, mais on se trouve face à un vin énorme.

Barbaresco Gaja 1966

Clos de la Tournelle 1989. Un vin de Bordeaux qui aurait dû être d’un bon niveau, mais qui aura décidé d’en faire qu’à sa tête ! Nez salin, lacté et fumé. Un peu de glycérol et de liège aussi. La bouche est tannique et terreuse. Bof…

Clos de la Tournelle 1989

Rivesaltes 1938 du Château Villargeil. Nez de prune, de kirsch, de « mon chéri » et d’encre. Alcooleux. En bouche on retrouve ce côté alcooleux/chaud, végétal avec des arômes de chocolat et de noix fraîche.

Rivesaltes 1938 du Château Villargeil

Commandersie St John 20 years old (Chypre) Nez de figue, de raisin de Corinthe, de sucre candy, de cendre et de caramel grillé. La bouche est dense, sirupeuse, sucrée…voir même un peu trop sucrée… Nous avons aussi du pruneau. La bouteille sera bien meilleure le lendemain. Intéressant et bon.

Commandersie St John 20 years old

Savagnin ouillé Les Chassagnes 2006 de Philippe Bornard. Nez fumé et minéral avec des arômes de noisettes grillées et d’anis. La bouche est amère avec du pamplemousse.

Savagnin ouillé Les Chassagnes 2006 de Philippe Bornard

On poursuit avec quelques bouteilles pour se refaire les papilles, Vin jaune 2000 de Philippe Bornard, un excellent cidre fermier Charlois et un champagne Henri Goutorbe qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables…

Vin jaune 2000 de Philippe Bornardcidre fermier Charlois

 

 

 

 

 

 

 

 

Château Canon La Gaffelière 1975. Nez propre avec du cassis et des notes mentholées. La bouche est étroite, nerveuse, avec peu de volume, voire maigre. Bon

Château Canon La Gaffelière 1975

Il est tard ou tôt pour certains, 5h du matin et de moins en moins de monde présent. C’est à ce moment que Benoìt décide de faire une petite dégustation à l’aveugle…

Meursault-Genevrières 1er cru 2007 du Domaine Latour-Giraud. Nez frais, minéral, pierreux et tendu. La bouche est magnifique et puissante. Ce petit côté de brioche beurrée me fait fondre. C’est pur, long et acide. Très bon

Meursault-Genevrières 1er cru 2007 du Domaine Latour-Giraud

Meursault Les Meix Chabaux 2008 de Lafouge . Nez pur et minéral. Une symphonie d’arômes nous explose au nez: raisin, agrumes, épices, poivre blanc, craie, beurre et mangue. En bouche c’est opulent, gras et épicé. On part sur le curry, le curcuma et le paprika. Bon

Meursault Les Meix Chabaux 2008 de Lafouge

Il est 9h du matin et on attaque un énième cigare accompagné d’un Madère étonnant.

Madeira Verdelho 1864. Couleur marron, nez de banane écrasée et flambée, de vanille bourbon, de cendre et de boisé (cèdre, chêne). La bouche est encore jeune et tendue. On part sur des desserts comme le tiramisu, de la vanille Bourbon et du miel. Le café et le moka accompagnent ses desserts. Splendide et étonnant. Probablement une des découvertes du week-end.

Madeira Verdelho 1864

Petit déjeuner qui à mon avis ne plairait pas à un nutritionniste 🙂 Je vais quand même rassurer les lecteurs, le pain n’est pas sur la photo !

petit déjeuner à Paris

Porto Colheita 1910 Andresen. Nez de pruneau et d’écorce d’orange. La bouche est très alcooleuse et la bouteille sera bien meilleure plus tard dans la journée. Intéressant et bon

Porto Colheita 1910 Andresen

Château Musar 1966 (Liban). Nez lactique, pur et précis. La bouche montre une belle matière pour un vin qui a atteint son apogée. Sympa.

Château Musar 1966

Il est midi et on va attaquer le déjeuner avec les parents de Corinne et en ayant récupéré toute la petite équipe. Au programme grillades !

Rosé des Corvées 2005 du Domaine Prieuré-Roch. Nez propre, net, frais et complexe. Traces carboniques et de fruits. La bouche est triturée avec un peu trop d’alcool. Original

Rosé des Corvées 2005 du Domaine Prieuré-Roch

le Rosé des Corvées vu de derrière

2 bouteilles de Meursault 1947 de ? Couleur magnifique d’orange tirant sur le fluo. Nez complexe et lacté. Crème Catalane et de truffe blanche. Bouche boisée, lactée, gingembre et curry. Vin à boire. Une surprise pour deux bonnes bouteilles !

Meursault 1947 de père inconnu

Bonnes-mares 1976 des Comtes de Vogüe. Nez très pur et élégant avec des fougères et du sous-bois. La bouche est très fruitée, minérale avec un manque de longueur. Très bon, mais à boire. Au vu du pédigré, devrait être un cran en-dessus.

Bonnes-mares 1976 des Comtes de Vogüe

2ème bouteille de Barbaresco Gaja 1966 Nez ferme, encre et graphite. La bouche est très tannique et moins sèche que la première bouteille. Structuré et malheureusement un peu court.

Barbaresco Gaja 1966 2ème bouteille

Pour accompagner ses bouteilles de rouge, le classique: Boeuf et pommes de terre !

le plateau de viande

les pommes de terre 

A ce moment précis et en grand seigneur, le papa de Corinne qui est un vrai et authentique Guerlut (comme le prouve la bêche) nous sort deux bouteilles de Clos de Bèze 2003 du domaine Prieuré-Roch. Nez très pur avec de la griotte ou même de tarte de griottes. La bouche est très stylée, oxydative avec du tabac et de l’écorce d’orange amère confite. Un vin complexe qui n’est pas très long. Excellent.

Clos de Bèze 2003 du domaine Prieuré-Roch

On attaque le plateau de fromages avec les fameuses tommes de chèvre de Bourgogne !

le plateau de fromage

Vin jaune de Jean Bourdy 1966. On va utiliser les termes utilisés durant la dégustation: de la daube, intorchable…. Trois bouteilles et trois échecs – ces derniers mois – provenant de ce domaine…malchance ?

Vin jaune de Jean Bourdy 1966

Vin jaune de Just Macle 1969. Nez de noix avec beaucoup de fraîcheur. C’est floral et on sent le pain grillé du dimanche matin ! La bouche n’est pas très précise, on y retrouve la noix et ce côté floral. Pas si mal, mais pas aussi grand que ce qu’on pensait. Il est d’ailleurs marrant pour les fins observateurs que vous êtes de constater que l’étiquette est en fait une photocopie (bouteille en provenance de la percée du vin jaune…)

Vin jaune de Just Macle 1969

Rosé de Loire 1978 de Filliatreau Bouchonnée ! et Morgon 1976 de Debur. Bouchonnée !

Morgon 1976 de Debur

Chorey-les-Beaune  2007 de Maurice et Anne-Marie Chapuis. Nez de bonbon anglais avec une légère pointe d’alcool. La bouche est grasse et simple.

Chorey-les-Beaune  2007 de Maurice et Anne-Marie Chapuis

Il est 18h et la plupart des personnes s’octroient une pause… On va reprendre les hostilités vers 21h avec un plat de pâtes.

Auxey-Duresses Les boutonniers 2008 du Domaine Lafouge. Nez floral, pur et structuré avec de l’agrume en rétro-olfaction. J’ai oublié de noter la bouche…

Auxey-Duresses Les boutonniers 2008 du Domaine Lafouge

Champagne Agrapart & Fils 2003. Nez précis et minéral. Pointe alcooleuse. En bouche c’est bon et minéral.

Champagne Agrapart & Fils 2003

Bâtard-Montrachet 1964 domaine Leflaive. Nez beurré, épicé, curry, gingembre et écorce d’agrumes. La bouche est équilibrée et métallique. Le vin est passé. Quel dommage !

Bâtard Montrachet 1964 domaine Leflaive

Côtes du Jura 1973 Ganevat. Nez terreux et de sous-bois avec aussi du raisinet et du fenouil. En bouche la bouteille est morte ! Encore une bouteille qui provient de la vente aux enchères de la percée du vin jaune. Ça commence à faire beaucoup de flacons qui ne sont pas au niveau achetée là-bas…

Magnum de Garde-Corps Trousseau 1994 de Philippe Bornard. Nez de noyau et plus particulièrement de merise. C’est ciselé et tout en dentelle. La bouche pinote 🙂 avec ce petit goût de merise. Le vin est rond et court en bouche. Très belle bouteille.

Vega Sicilia Unico 1965. Nez d’encre, de fruit à alcool, métallique, aluminium et du sucré. En bouche c’est déstructuré, cela ne ressemble en rien à un Vega… probablement un faux (vente aux enchères faite par une grande maison à Genève).

Vega Sicilia Unico 1965

Porto Graham finest reserve 1943. Nez élégant avec une pureté de fruits (figue, kirsch et écorce d’orange). La bouche est poivrée, encore jeune avec des fruits noirs et de la cerise. Il est tout en mesure, une puissance et une explosion maîtrisée, c’est très bon même s’il se révèle encore plus grand après plusieurs heures d’ouverture.

Porto Graham finest reserve 1943

Fin de notre marathon…Nous avons passé un moment exceptionnel malgré le manque de chance au niveau des bouteilles. Beaucoup de déceptions, mais aussi de belles découvertes.

quelques bouteilles magnifiques

les tueurs

Il est temps de partir en direction de la gare de Lyon, mais avant un petit lunch s’impose. Direction le vin de soif…

le vin de soif

…dirigé par Marylène et Gérald. Tous les vins seront dégustés à l’aveugle… ça se passe comme ça dans la maison !

La nourriture est excellente et j’ai adoré le carpaccio de museau de boeuf ainsi que les rognons ! Un régal

mise en carafe d’un Anjou Marie Besnard 2004 de René Mosse. Nez d’herbe à Maggi, propre et floral. Il est légèrement déviant et part sur l’oxydatif. La bouche est ample, grasse et amère. On y trouve ce côté crème acidulée. Peut-être un peu court, mais c’est bon.

Anjou Marie Besnard 2004 de René Mosse

Vin de table de Loire La Galetière 2007 de Simonutti. Nez d’écurie, de camphre et de fraise écrasée. En bouche on retrouve la fraise ainsi que de la cerise. Il y aussi de la pierre à feu et une certaine verdeur.

Vin de table de Loire La Galetière 2007 de Simonutti

Poivre et Sel 2008 de Lemasson. Nez viandé et de poivre Sechuan. La bouche est très courte, avec une certaine astringence au début, ensuite nous avons de la rondeur et tout de suite après le vin s’effondre. Il est aussi largement carbonique et très herbacé.

Poivre et Sel 2008 de Lemasson

Beaujolais village de Karim Vionnet. Nez frais et fruité avec du cassis et de la framboise. LA bouche est légère, gouleyante avec des fruits rouges et surtout de la framboise. un vin facile à boire qui est excellent.

Beaujolais village de Karim Vionnet

Voilà il est grand temps de rejoindre nos logis après 3 jours intenses et essayer de récupérer le sommeil perdu…

écrit par | Publié dans: Soirées "les Tueries" | Mots clefs: , , , , , , , , , , , , , , , ,

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