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23 janvier 2011

2 jours de plaisirs en décembre

2 jours de plaisirs en décembre2 jours de plaisirs en décembre

Comme à chaque visite de mon Ludo, l’occasion est donnée pour une belle dégustation de vins. Sa visite sera cette fois relativement courte et ne durera que deux jours. La première soirée à lieu le 06.12.10 avec Ludo, Alexis, Carmen et moi-même.

Le Champignon magique 2008 de Pierre Beauger (Chardonnay mis en bouteille le 26.07.10)

Comme toujours avec les vins de Pierre, on se trouve face à un vin différent, qui ne laisse d’ailleurs pas indifférent. Vu la rareté des bouteilles, chacune et un grand plaisir et j’étais donc assez fier de la faire goûter à mes amis ce soir.

Joli nez, légèrement déviant avec des fruits blancs. Cette approche du vin me rappelle celle d’Eric Calcutt en Loire même si le style et le cépage sont différents. L’idée est là. La bouche montre un bel équilibre, de la sucrosité et une belle acidité. Une jolie bouteille.

Bourgogne rouge 2002 Dugat-Py (la deuxième bouteille sera bue le lendemain, mais j’ai tenu à mettre la photo des deux bouteilles pour éviter qu’on m’accuse d’avoir mis deux fois la même photo :-))

Nez relativement neutre avec quand même une présence de compote de fruits noirs. Nous sommes face à un vin relativement dense ce qui me surprend un peu pour un bourgogne générique qui est d’habitude plus léger. En bouche, c’est bon, fruité, gouleyant et le tout accompagné d’une belle acidité. Très plaisant.

La bouteille sera accompagnée par un filet de chevreuil chassé par mon ami Ludo et des champignons (trompettes de la mort et pieds-de-mouton) ramassés le matin même à Sigalens !!!

Renard des Côtes blanc 2009

Nez d’une belle pureté avec une pointe oxydative. Une fois en bouche c’est droit, tendu et d’une belle pureté. Excellent.

Macvin de Philippe Bornard (2000 ?)

Une bouteille sans étiquette offerte par Philippe. Avant l’ouverture je pensais avoir à faire à un blanc. Jolie surprise donc d’avoir ce Macvin. Nez de raisin, de fruits blancs confits et de prune. C’est beau. La bouche n’est pas agressive et tangue plus sur la suavité et la douceur. ça se boit comme du petit-lait 🙂

Le lendemain on se retrouve avec les mêmes + mon ami Patrick.

Arbois blanc cuvée St Paul 1989 de Camille Loye

Nez beurré, oxydatif, mais ne tirant que légèrement sur la noix. La bouche est longue, serrée et beurrée. On trouve aussi de l’agrume. C’est bon, mais je m’attendais à un peu plus grand..

Chinon Les Roches 2000 Lenoir

Nez fermé avec un peu de pomme blette. La bouche est décevante. Il y a de la verdeur, de l’animal et de l’écurie.

Chinon Clos de la Cure 1989 de Charles Joguet

Nez très frais dominé par les fruits rouges. La bouche est délicate, fine et compotée. Une très belle bouteille qui se boit trop facilement.

Vosne Romanée 1988 Gérard Mugneret

bouteille bouchonnée (quelques jours après je vais ouvrir une deuxième bouteille aussi bouchonnée… malchance ?)

Bourgogne Rouge 2002 Dugat-Py

La deuxième bouteille (voir le commentaire pour la première bouteille bue le jour d’avant) est supérieure à celle d’hier. Comme quoi on peut faire de grands vins même en générique ou en village ! A mon avis il faut juste du travail dans les vignes et du respect dans les caves…

Vin jaune Fruitière d’Arbois 1964

Nez herbacé et pâtissier . Beaucoup de fraîcheur. Des odeurs de pomme verte vont apparaître en rétro-olfaction. La bouche est très belle, de la fraîcheur, de la longueur et un bel équilibre. On aime…

Pour accompagner un fromage bleu d’Auvergne d’un petit producteur, on décide de boire un whisky Port Ellen 2nd Release bottler n 4165 59.35%

Nez maritime, calcaire et salé. La bouche a un léger déséquilibre alcooleux.

Comme nous sommes en forme, je décide de faire une petite verticale des moelleux Clos du Bourg d’Huet. Il va falloir se rendre à l’évidence que les bouteilles seront décevantes et pas au niveau que j’attendais. Il est fort probable que la conservation n’aura probablement pas été optimum au vu de la piètre qualité des deux premiers flacons (bouteilles achetées aux enchères à Paris)

Vouvray Clos du Bourg 1962 Huet

Pas bon

Vouvray Clos du Bourg 1976 Huet

Nez terreux, sous bois. En bouche ce n’est pas bon.

Vouvray Clos du Bourg 1985 Huet

Nez fruité et démontrant une belle fraîcheur. En bouche c’est bon, frais et équilibré. Enfin…

On va finir avec une bouteille de Vieilles Peaux de Pierre Beauger (2008-2009 ?)

Elles viennent d’être mises en bouteilles et on y trouve des traces carboniques et un vin encore fermé. On arrive quand même à déceler une belle énergie et une tension de tous les instants. C’est bon. (Je vais regoûter deux autres bouteilles quelques jours plus tard et après une ouverture plus longue. Les vins sont excellents et d’une complexité extraordinaire. Une belle réussite).

Fin de ces deux jours très instructifs…

écrit par | Publié dans: Petits plaisirs entre amis | Mots clefs: , , , , ,

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